Le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, a procédé le 11 août à Maloukou, dans le département du Djoué-Léfini, à la mise en service des infrastructures électriques destinées à alimenter le parc industriel de la Zone économique spéciale d’Ignié. Une étape attendue pour permettre aux unités industrielles de fonctionner dans de meilleures conditions.
Près de quinze ans après le lancement du parc industriel de Maloukou, une nouvelle étape vient d’être franchie. Denis Sassou-N’Guesso a officiellement lancé les installations électriques devant permettre au parc de disposer d’une alimentation connectée au réseau national.
Le dispositif comprend notamment une ligne de 220 kV Djiri-Maloukou, longue de 14 kilomètres, ainsi qu’un poste de transformation 220/33/22 kV. L’investissement, financé sur le budget de l’État, s’élève à 16,572 milliards de FCFA. Une autre ligne de 22 kV reliant Maloukou à Mandielé sur 9 kilomètres complète l’infrastructure, avec un financement de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).
Pour le ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé, Michel Djombo, cette mise en service doit permettre de passer de la construction des infrastructures à leur exploitation effective.
« Ce que nous marquons aujourd’hui, c’est la mise en mouvement d’un outil de production. C’est le passage de l’infrastructure à l’activité, de l’investissement à la production. »
Le parc industriel compte actuellement 16 unités industrielles et les travaux réalisés dans la zone ont déjà contribué à la création de 612 emplois. Pour le gouvernement, l’objectif est désormais de faire de Maloukou un espace de production capable de profiter également aux populations environnantes.
« Une zone industrielle ne doit pas être une enclave. Elle doit être un moteur de développement pour le territoire qu’elle accueille », a déclaré Michel Djombo.
La cérémonie a également été marquée par la visite de l’usine de montage des tracteurs. Le chef de l’État a assisté à l’assemblage des premières machines, donnant ainsi le top départ à cette activité industrielle.
Pour le ministre, cette unité établit un lien direct entre l’ambition industrielle du Congo et la modernisation de son agriculture.
« Nous ne voulons pas seulement accueillir des usines, nous voulons construire autour d’elles des chaînes de valeur. »
Avec la mise en service de la ligne électrique, le parc industriel de Maloukou dispose désormais d’un nouvel atout pour faire fonctionner ses unités de production.
La prochaine étape sera de faire tourner ces infrastructures à plein régime, avec notamment la montée en puissance de l’usine de montage des tracteurs et l’arrivée de nouvelles activités industrielles.