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VM MEDIAS

LE CONGO INAUGURE UN CENTRE POUR LA RÉINS POUR LA RÉINSERTION DES JEUNES EN DÉLINQUANTS

L’inauguration du Centre d’insertion et de réinsertion sociale des jeunes d’Aubeville, dans la Bouenza, marque la première concrétisation de l’Agence nationale d’insertion et de réinsertion sociale des jeunes. Le dispositif combine formation, accompagnement social et prise en charge des addictions pour favoriser le retour à l’autonomie.

 

Le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a inauguré le 12 août le Centre d’insertion et de réinsertion sociale des jeunes d’Aubeville, dans le département de la Bouenza. Cette infrastructure constitue la première réalisation majeure de l’Agence nationale d’insertion et de réinsertion sociale des jeunes, créée pour prendre en charge les jeunes déscolarisés, désocialisés ou en conflit avec la loi.

Le gouvernement entend ainsi compléter les réponses sécuritaire et judiciaire à la délinquance juvénile par un accompagnement axé sur l’éducation, la formation et la réinsertion. Dans son intervention, le ministre de la Jeunesse et des Sports a notamment évoqué plusieurs facteurs associés à la marginalisation des jeunes : « le décrochage scolaire, la déscolarisation, la désocialisation, l’abandon du toit familial et l’addiction aux substances narcotiques ».

Créée par la loi n°17-2024 du 10 juillet 2024, l’Agence nationale d’insertion et de réinsertion sociale des jeunes est chargée de mettre en œuvre la politique nationale de prise en charge de ces catégories.

UN PARCOURS STRUCTURÉ VERS L’AUTONOMIE

Érigé sur 13 hectares, le centre comprend quatre dortoirs de 100 places chacun, un amphithéâtre de 250 places, des salles de formation et deux réfectoires pouvant accueillir au total 500 personnes.

L’accompagnement, prévu sur une moyenne de 13 mois, est organisé en trois étapes : une phase éducative consacrée notamment à l’instruction civique, une phase préintégrative axée sur la formation professionnelle et une phase intégrative destinée à préparer l’accès à l’emploi ou la création d’activités.

Les pensionnaires pourront notamment se former à la menuiserie, à la boulangerie-pâtisserie, à la soudure et à l’agro-pastoral. Des enseignements portent également sur la création et la gestion de coopératives et de micro-entreprises.

LA LUTTE CONTRE LES ADDICTIONS

Le dispositif comprend aussi un centre de santé intégré et un centre d’addictologie de 32 lits. La prise en charge s’appuie sur quatre étapes : stabiliser, restaurer, consolider et réinsérer.

Deux ambulances offertes par la Fondation Édith-Lucie Bongo-Ondimba viennent compléter ce dispositif.

Le gouvernement prévoit par ailleurs la construction de structures similaires à Otsende pour les jeunes filles, à Bokania dans la Cuvette et à Odziba dans le département de la Djoué-Léfini.

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