Dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 août 2026, un incendie a touché le lycée professionnel d’économie sociale et familiale de Sibiti, dans le département de la Lékoumou. Le feu, dont l’origine demeure indéterminée, a fortement endommagé le bureau du directeur, la toiture et deux salles de classe. Sur place, certains murs menacent désormais de s’effondrer.
Il est encore tôt, mercredi matin, lorsque le téléphone du directeur départemental de l’Enseignement technique et professionnel de la Lékoumou sonne. Au bout du fil, le Directeur d’antenne qui l’alerte : le lycée professionnel d’économie sociale et familiale de Sibiti est en feu.
Le Directeur Départemental se rend aussitôt sur les lieux. À son arrivée, le secrétaire général du département, le vice-maire et la fondée de l’établissement sont déjà présents. Une agente travaillant dans le secteur, Madame Bakémini, aurait été la première à constater les flammes. L’alerte est donnée et les enseignants se mobilisent à leur tour pour tenter de maîtriser le sinistre.
Mais le feu a déjà fait son œuvre. Le bureau du directeur est atteint. Les flammes se propagent jusqu’à la toiture et touchent largement les deux premières salles. Des tables-bancs et plusieurs éléments de la charpente sont également endommagés.
Pour le directeur départemental, cet incendie ne serait pas un fait isolé. Il affirme que le bureau avait déjà été pris pour cible à plusieurs reprises.
«Le bureau du professeur a été visité trois fois. Ils ont défoncé la porte, ils ont pris ce qu’ils devaient prendre (…) et aujourd’hui ils sont venus pour finaliser, c’est de mettre le feu », témoigne André Madingou.

Sur les lieux, des traces d’effraction sont également évoquées. Un banc aurait notamment servi à franchir le mur pour accéder à l’établissement. Certains murs fragilisés présentent désormais un risque d’effondrement.
Face à l’ampleur des dégâts, la priorité est déjà à la reconstruction. Le responsable départemental appelle les autorités locales et le ministère à se mobiliser afin de remettre l’établissement en état avant la rentrée scolaire 2026-2027.
« Je pensais que c’est les autorités de la place qui devaient regarder comment porter la main forte et le ministère comment porter la main forte pour préparer la rentrée scolaire 2026-2027 », insiste-t-il.
En attendant de déterminer les circonstances exactes de l’incendie, le lycée porte les stigmates d’une nuit qui pourrait compromettre les conditions d’accueil des apprenants à la prochaine rentrée.