Le ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Pierre Mabiala, a présenté une série de mesures destinées à assainir l’administration congolaise. Contrôle de présence, lutte contre les fonctionnaires fantômes, digitalisation des services et valorisation du mérite figurent parmi les principaux axes d’une réforme que le gouvernement entend appliquer avec fermeté.

Le ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Pierre Mabiala, a annoncé une vaste réforme visant à renforcer la discipline, la transparence et la performance au sein de l’administration publique congolaise. Présentant les grandes orientations de son action, il a affirmé vouloir mettre fin aux pratiques qui fragilisent depuis plusieurs années le fonctionnement de la fonction publique.
Dans son intervention, le ministre a rappelé que la fonction publique est avant tout un service rendu à la Nation. « La fonction publique n’est ni un privilège ni un instrument de domination. Elle est une charge, un devoir et un engagement au service de l’intérêt général », a-t-il déclaré.
Parmi les dysfonctionnements dénoncés figurent notamment la corruption, les fonctionnaires déserteurs, les agents fictifs, les doubles matricules de solde, le favoritisme, l’absentéisme, ainsi que les réseaux exigeant des sommes d’argent pour le traitement des dossiers administratifs. Pour y mettre un terme, le gouvernement prévoit une revue générale des effectifs, la production obligatoire d’attestations mensuelles de présence, la suspension des procurations utilisées pour percevoir les salaires des agents absents et le renforcement des contrôles sur l’ensemble du territoire.
Le ministre a également annoncé la digitalisation progressive de l’administration publique, l’assainissement du fichier des ressources humaines, l’évaluation annuelle des performances des agents et l’instauration de contrats d’objectifs pour les responsables administratifs. Un numéro vert sera mis à la disposition des citoyens afin de dénoncer les actes de corruption et les manquements à l’éthique.

En parallèle des sanctions, le gouvernement entend promouvoir une culture de l’excellence. Un Prix d’excellence de la Fonction publique, décerné chaque année par le Président de la République, récompensera les agents les plus méritants pour leur professionnalisme, leur intégrité et la qualité du service rendu.
Concluant son allocution, Bruno Jean Richard Itoua Mabiala a promis une application rigoureuse de ces réformes. « Les mesures que je viens d’annoncer ne resteront pas de simples intentions. Elles seront mises en œuvre avec méthode, impartialité et fermeté », a-t-il assuré, avant de lancer cette formule qui a marqué son discours : « C’est sur ces mots que je siffle la fin de la récréation dans la fonction publique congolaise. »