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COVID-19 : LE VIRUS EN NETTE PROGRESSION EN FRANCE DEPUIS PLUSIEURS SEMAINES

Selon l’analyse des eaux usées de Santé publique France, la circulation du Covid-19 est en nette hausse depuis plusieurs semaines en France, laissant planer l’hypothèse d’une nouvelle vague à l’approche de l’automne 2026.

 

On l’aurait presque oublié, mais le Covid-19 continue de faire des apparitions régulières dans le paysage sanitaire français. En ce début septembre, le virus semble amorcer un retour en force, si l’on en croit l’analyse des eaux usées, l’un des indicateurs les plus fiables et les plus précoces pour suivre l’activité du SARS-CoV-2. C’est ce que confirme auprès d’actu.fr l’épidémiologiste Antoine Flahault, de l’université Paris Cité et professeur honoraire à l’université de Genève : « Cet indicateur […] montre une progression de sa circulation en France aujourd’hui. »

Les données hebdomadaires de Santé publique France, qui analysent 54 stations de traitement des eaux usées réparties sur tout le territoire, révèlent une concentration virale en légère augmentation depuis le mois de juin. Les niveaux actuels se rapprochent désormais de ceux enregistrés en mars dernier. Une trajectoire qui rappelle celle observée à la rentrée 2025, marquée par une vague liée à un sous-variant d’Omicron, bien que l’intensité reste pour l’instant bien moindre. Antoine Flahault rappelle à ce titre que le Covid-19 n’a rien d’une maladie saisonnière : il peut resurgir en plein été, voire plusieurs fois par an, « à la faveur d’un nouveau variant plus transmissible qui traverse les défenses immunitaires acquises par la population ».

Reste à savoir si ces signaux annoncent une véritable nouvelle vague. Pour l’heure, l’épidémiologiste se veut rassurant et évoque l’absence de « toute information inquiétante », y compris en provenance d’Amérique du Nord, où une vague plus précoce et plus intense dans les eaux usées n’a provoqué à ce jour ni engorgement des hôpitaux ni surmortalité. Il note toutefois le signalement, de part et d’autre de l’Atlantique, de voyageurs revenant d’Amérique avec des syndromes grippaux marqués mais brefs, de deux à trois jours. Côté variants, les données demeurent encore trop parcellaires pour la France, mais l’Allemagne signale la prédominance de la famille XFG d’Omicron, une circulation similaire n’étant pas à exclure dans l’Hexagone.

Sur le plan individuel, Antoine Flahault se montre mesuré : « Pour les jeunes adultes en bonne santé, il n’y a pas lieu de trop se préoccuper. Les personnes âgées et fragiles devraient rester protégées des formes graves par leurs précédentes vaccinations contre le Covid-19. » Il recommande néanmoins aux populations à risque le port du masque FFP2, « très efficace pour réduire le risque de contamination », ainsi qu’une bonne ventilation des pièces fermées occupées durablement à plusieurs. 

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