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VM MEDIAS

AFFAIRE JONAS FRED MAKITA : L’OCDH TIRE LA SONNETTE D’ALARME SUR L’ÉTAT DE SANTÉ CRITIQUE DE L’ACTIVISTE

L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) et les organisations du CAPGED ont publié, ce 17 août 2026, une note d’alerte urgente concernant la dégradation alarmante de la santé de l’activiste Jonas Fred Makita, détenu à la Maison d’arrêt de Ouesso. Face à des allégations de mauvais traitements et de grève de la faim, la société civile réclame une prise en charge médicale urgente et une enquête indépendante.

 

L’inquiétude grandit autour du sort de Jonas Fred Makita. Détenu depuis plusieurs mois à la Maison d’arrêt de Ouesso, le lanceur d’alerte a vu son état de santé se détériorer de manière critique. Selon les informations transmises le 14 août par sa famille, M. Makita a dû être admis à la Clinique Securex de Ouesso à la suite d’une crise consécutive à une grève de la faim. Il présenterait plusieurs pathologies nécessitant des soins approfondis.

Au-delà de l’urgence sanitaire, l’OCDH dénonce des conditions de détention précaires et relaie des accusations graves. Les organisations signataires font état de « graves difficultés d’accès aux soins médicaux au sein de la Maison d’arrêt de Ouesso, ainsi que d’allégations persistantes de torture et de mauvais traitements dont M. MAKITA aurait été victime ». De plus, les frais médicaux reposent actuellement sur son épouse, confrontée à d’importantes difficultés financières.

Sur le plan judiciaire, la société civile rappelle que la détention provisoire ne doit pas se prolonger indéfiniment sans jugement. L’OCDH insiste sur le fait que « la privation de liberté ne prive pas une personne de ses autres droits fondamentaux » et que l’État est tenu de protéger la vie des détenus. Les organisations demandent au Gouvernement, au Ministère de la Justice et aux autorités judiciaires de garantir des soins immédiats et indépendants, de clarifier la situation procédurale de l’activiste et d’ordonner une enquête imparciale sur les allegations de maltraitance.

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