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SANTÉ MENTALE : LE CONGO VEUT AMÉLIORER LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTS

Le ministère de la Santé et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont engagé, ce 4 août 2026, la validation des algorithmes diagnostiques et thérapeutiques destinés à améliorer la prise en charge des troubles mentaux, neurologiques et liés à l’usage de substances psychoactives. L’initiative vise notamment à renforcer les capacités des structures de soins de base et à réduire les inégalités d’accès aux services de santé mentale.

 

Réunis à l’OMS Congo, des experts en santé mentale, responsables sanitaires et cadres du ministère de la Santé examinent un projet de manuel adapté au guide d’intervention mhGAP de l’OMS.

Pour le représentant de l’OMS au Congo, Dr Vincent Sodjinou, cet outil doit contribuer à rapprocher les soins des populations. Il rappelle que les troubles mentaux représentent une charge importante pour les systèmes de santé et que l’accès aux soins demeure insuffisant.

« Le manuel d’algorithmes diagnostiques et thérapeutiques […] servira d’outil technique clé pour délivrer des soins de qualité aux personnes souffrant de troubles mentaux afin d’atteindre l’objectif d’une couverture de soins universelle. »

Le représentant de l’OMS souligne également que la prise en charge de certaines pathologies mentales peut être assurée dans des structures non spécialisées, avec des outils adaptés et des personnels formés.

Du côté du ministère de la Santé, le directeur de cabinet du ministre Jean-Rosaire Ibara relève plusieurs difficultés auxquelles le Congo reste confronté, notamment l’insuffisance de ressources humaines spécialisées, la concentration des services à Brazzaville et Pointe-Noire et l’absence d’outils standardisés dans les structures de base.

Selon lui, ces contraintes peuvent entraîner « une errance des patients, un retard de diagnostic et une inégalité d’accès aux soins ».

La validation des algorithmes devrait ainsi permettre d’améliorer la détection précoce, d’harmoniser les protocoles et de renforcer les compétences des agents de santé non spécialistes.

« Nous disposions d’un document consolidé et harmonisé qui servira de référentiel national », a souhaité le directeur de cabinet.»

Aligné sur le guide mhGAP, le futur manuel devrait également accompagner la mise en œuvre du Plan stratégique national pour la santé mentale 2024-2028.

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