Réunis en assemblée générale extraordinaire à Brazzaville, les membres du Collectif des Médias en Ligne du Congo (CMLC) ont engagé un vaste chantier de réformes visant à renforcer la crédibilité de la presse numérique. Révision des textes, assainissement du secteur, lutte contre les faux journalistes et plaidoyer pour la relance de la carte professionnelle figurent parmi les principales orientations retenues.

Le Collectif des Médias en Ligne du Congo (CMLC) a tenu, le 24 juillet à Brazzaville, sa première Assemblée générale extraordinaire. Cette rencontre a marqué une étape importante dans la restructuration de l’organisation, déterminée à adapter son fonctionnement aux mutations du paysage médiatique et à renforcer la crédibilité des médias numériques en République du Congo.
Au cours des travaux, les membres ont examiné plusieurs réformes destinées à moderniser le collectif. Il s’agit notamment de la révision des textes statutaires, de la mise en place de mécanismes de financement durables ainsi que de l’actualisation des critères d’adhésion afin de répondre aux exigences d’un secteur en constante évolution.
L’Assemblée générale a également mis l’accent sur la nécessité d’assainir le milieu des médias en ligne. Les participants ont dénoncé la multiplication de personnes se présentant comme journalistes sans disposer d’un média numérique légalement identifié. Cette situation, jugée préjudiciable à l’image de la profession, conforte le CMLC dans la poursuite de sa campagne de sensibilisation contre les faux journalistes en ligne.
Invité à cette rencontre, Joachim Mbanza, ancien président de l’Association des éditeurs de presse du Congo (AEPC), a appelé à une meilleure protection de la profession. Il a plaidé pour la reprise de la délivrance de la carte professionnelle de presse par le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), estimant qu’elle constitue un outil indispensable pour identifier les professionnels des médias et préserver la crédibilité du métier.

L’ancien responsable de l’AEPC a également rappelé qu’un média en ligne ne peut être assimilé à un simple compte sur les réseaux sociaux. Selon lui, un média numérique demeure avant tout une entreprise de presse soumise aux règles déontologiques et professionnelles de la production de l’information.
Créé en 2018, le CMLC regroupe aujourd’hui une quinzaine de médias numériques reconnus. À travers cette nouvelle dynamique, l’organisation entend renforcer l’autorégulation du secteur, défendre les intérêts de ses membres et contribuer à l’émergence d’une presse en ligne plus professionnelle, crédible et responsable au service des citoyens.