Deux jours pour apprivoiser la ZLECAF, et un mot d’ordre à la clôture : oser. Le Café des entrepreneurs, organisé les 24 et 25 septembre 2026 à la Chambre de Commerce de Brazzaville par la Synergie pour le Développement de Tous (SDT), s’est achevé ce vendredi sur un appel pressant à la Jeunesse congolaise à se saisir du marché continental.
Pendant deux jours, la Chambre de Commerce de Brazzaville a vibré au rythme des échanges sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine. Le premier jour, quatre panels ont décortiqué les rouages de cet immense marché : cadre juridique, normalisation et douane ; transport et logistique ; industrialisation et financement des PME ; jeunesse et entrepreneuriat. Le lendemain, place aux affaires, avec des rencontres B2B et B2C mettant en relation directe entrepreneurs, investisseurs et institutions financières.
« La ZLECAF est une opportunité, mais elle exige de la préparation. Pour conquérir un marché, il faut connaître ses règles », a résumé Chandrel Odzo-Ndinga, Coordonnateur de la SDT, à l’heure du bilan. Loin de vouloir clore le sujet, il a exhorté les jeunes à voir grand : « Chers jeunes, osez entreprendre, osez innover, formez-vous, entourez-vous de compétences. Commencez avec ce que vous avez. Mais voyez loin. »

Un message repris et amplifié par Dominique Mbéri, conseiller de la ministre du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation chargée de la ZLECAF, Jacqueline Lydia Mikolo, venu clôturer les travaux en son nom. Face à une jeunesse parfois hésitante, il a haussé le ton de la conviction : « A vous les jeunes entrepreneurs, ne vous sous-estimez pas. Car nous ne sommes pas en retard. » Et d’ajouter, porté par la foi dans le tempérament national : « Les Congolais étant de nature travailleurs, j’ai la foi et la ferme détermination que nous y arriverons. »

Au-delà des discours, un même horizon se dessine : faire de Brazzaville un carrefour commercial africain, où l’idée devient projet, et le projet, entreprise.