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VM MEDIAS

L’OCDH DÉNONCE 561 DISPARITIONS FORCÉES LIÉES À L’OPÉRATION ZÉRO KULUNA

L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) a présenté, ce 22 septembre, un rapport thématique alarmant : 561 personnes arrêtées depuis douze mois dans le cadre de l’opération sécuritaire « Zéro Kuluna » demeurent introuvables, en dehors de tout cadre judiciaire. L’organisation appelle les autorités à faire toute la lumière sur leur sort.

C’est un rapport aux allures d’alerte que l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) a rendu public lors d’une conférence de presse, en partenariat avec le consortium CAPGED. Présenté par Parfait Moukoko, président du conseil d’administration de l’organisation, le document est intitulé de façon interrogative : « DGSP, où sont détenues les centaines de personnes arrêtées depuis plusieurs mois en dehors du cadre judiciaire ? »

Selon l’OCDH, le travail de monitoring mené depuis le lancement de l’opération Zéro Kuluna en septembre 2025 a permis de documenter 561 cas de personnes arrêtées et conduites par la Direction Générale de la Sécurité Présidentielle (DGSP) vers une destination inconnue. Les témoignages ont été recueillis à Brazzaville et sa périphérie, ainsi qu’à Pointe-Noire, Dolisie et Nkayi. Ce chiffre serait évolutif, de nouveaux cas étant régulièrement signalés par des familles de victimes.

L’organisation rappelle la définition de la disparition forcée selon le droit international et insiste sur la nécessité de distinguer la répression légitime de la criminalité urbaine des violations graves des droits humains. Elle dénonce également une confusion entretenue, selon elle, par les pouvoirs publics autour du centre de réinsertion d’Aubeville, où seraient en réalité détenus d’anciens « Kuluna » arrêtés en 2024, sans lien avec les 561 personnes disparues recensées.

L’OCDH pointe du doigt le silence des institutions nationales censées veiller au respect des droits humains, ainsi que l’absence d’adhésion du Congo à la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

Parmi ses recommandations : la publication de la liste des personnes arrêtées, l’ouverture d’enquêtes indépendantes, l’accès aux lieux de détention et la protection des mineurs. L’organisation appelle enfin les mécanismes onusiens compétents à suivre de près la situation congolaise.

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