Le coordonnateur résident du système des Nations Unies au Congo a été reçu par la ministre de l’Enseignement supérieur. Au cœur des échanges : le renforcement du capital humain, l’adaptation des formations aux besoins de l’économie et l’accompagnement des nouvelles filières.
Trois mois après la reconduction de la ministre de l’Enseignement supérieur à la tête de ce département, le système des Nations Unies entend renforcer son accompagnement du Congo dans le domaine de la formation et du développement du capital humain.
Reçu par Delphine Edith Emmanuel, Abdourahamane Diallo, Coordonnateur résident du système des Nations Unies en République du Congo a notamment évoqué la nécessité de repositionner l’enseignement supérieur au cœur des politiques de développement du pays. Pour lui, la diversification de l’économie, ainsi que les grands chantiers dans l’agriculture, l’énergie, la santé ou encore l’environnement, nécessitent des ressources humaines qualifiées.
« Nous ne pourrons rien faire sans avoir une masse critique de sachants, d’experts congolais qui vont accompagner cette feuille de route. »
Les échanges ont également porté sur l’évolution de l’offre universitaire. Le responsable onusien a salué l’extension annoncée avec l’ouverture prochaine de l’Université de Loango et le projet d’une quatrième université à Oyo.
L’appui des Nations Unies devrait notamment concerner la création de nouvelles filières, la formation continue et le développement des compétences dans des secteurs émergents, notamment l’intelligence artificielle. Une rencontre régionale de la CEMAC consacrée à cette problématique est d’ailleurs annoncée sous la présidence du Congo.
Dans le secteur de la santé, l’enjeu est également de disposer de personnels suffisamment qualifiés pour faire fonctionner les nouvelles infrastructures hospitalières.
« Il faut que tous ces installations aient les ressources humaines qui sont à la hauteur. »
L’inclusion figure enfin parmi les priorités évoquées, avec la volonté de faciliter l’accès à l’enseignement supérieur aux personnes vivant avec un handicap.
Cette collaboration s’inscrit dans la préparation du prochain Programme national de développement 2027-2031 et du cadre de coopération des Nations Unies pour la même période, dont l’un des piliers sera consacré au développement du capital humain et à l’inclusion sociale.