Dix-huit mois après le lancement du Programme panafricain d’éradication de la peste des petits ruminants (PPR), les premiers résultats sont jugés encourageants. Réunis à Addis-Abeba, les responsables de l’Union africaine, de la FAO, de l’OMSA, de l’Union européenne et du gouvernement éthiopien ont dressé un bilan à mi-parcours tout en appelant à un engagement politique et financier renforcé pour atteindre l’objectif d’une Afrique exempte de cette maladie animale.
Réunis le 29 juillet à Addis-Abeba, les partenaires du Programme panafricain d’éradication de la peste des petits ruminants (PPR) ont présenté les avancées enregistrées depuis le lancement de cette initiative continentale en février 2025. Financé par l’Union européenne à hauteur de 8 millions d’euros, le programme est coordonné par le Secrétariat panafricain de la PPR (PAPS), hébergé par l’AU-IBAR.
Le bilan met en évidence plusieurs progrès, notamment la mise à jour des stratégies nationales, l’élaboration de feuilles de route régionales, le renforcement des services vétérinaires, l’amélioration de la surveillance épidémiologique et des capacités de diagnostic ainsi que le développement des réseaux régionaux de laboratoires.
Toutefois, les partenaires estiment que l’éradication de cette maladie, qui affecte les ovins et les caprins et menace les moyens de subsistance de millions d’éleveurs africains, exige des efforts supplémentaires.
Le Secrétaire du Programme mondial d’éradication de la PPR à la FAO/OMSA, Dr Felix Njeumi, a insisté sur la nécessité d’intensifier le plaidoyer afin de mobiliser davantage de financements. « Nous devons renforcer le plaidoyer à tous les niveaux afin d’obtenir des financements accrus et de mobiliser des ressources supplémentaires », a-t-il déclaré.
Du côté de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), le représentant régional pour l’Afrique de l’Est a rappelé l’importance d’aligner les stratégies africaines sur les normes internationales afin de permettre aux pays d’obtenir la reconnaissance officielle de leur statut sanitaire.
Pour sa part, Charles Muteithia Kagure, chargé de programme de l’Union européenne au Kenya, a souligné que l’appui européen constitue « un investissement catalyseur », tout en précisant que « le succès durable nécessite un engagement national soutenu, une appropriation nationale et des investissements continus de la part des pays africains ».
Même appel lancé par Dr Sisay Getachew Deressa, représentant du ministre éthiopien de l’Élevage. Il a exhorté les États membres, les Communautés économiques régionales et les partenaires techniques et financiers à renforcer leur coopération, estimant que « la coordination régionale est essentielle » et qu’une augmentation des financements nationaux demeure indispensable pour éliminer durablement la PPR sur le continent.