Le Conseil des ministres a adopté le projet de loi de finances 2027. Premier budget du nouveau mandat présidentiel, il prévoit 3120,8 milliards de FCFA de ressources et une réduction de la dette publique.
Christin Yoka a indiqué que le texte s’inscrit dans la mise en œuvre du projet de société du Président de la République pour 2026-2031 et dans la préparation du Plan national de développement 2027-2031. Il a souligné que les ambitions du pays ne peuvent reposer sur les seules ressources internes. La mobilisation de ressources externes, par appui budgétaire ou emprunt, est selon lui « impérative » et dépend de la conclusion d’un programme avec le FMI.
Le cadrage macroéconomique prévoit une croissance du PIB réel de 6,9% en 2027, contre 5,6% en 2026 et 4,3% en 2025. Elle serait portée par une production pétrolière de 112 millions de barils (105 millions en 2026) et par la montée en puissance du gaz naturel. Hors pétrole, la croissance atteindrait 5,1%. L’inflation serait contenue à 3%.
Les hypothèses retenues sont un baril à 71 dollars, un taux de change de 565 FCFA pour un dollar et une part de production revenant à l’État de 28%. Le ministre y voit une approche prudente.
Le projet prévoit 3120,8 milliards de ressources et 2638,4 milliards de dépenses. Le ratio dette publique/PIB reculerait de 88,6% en 2026 à 80,9% en 2027. L’investissement public mobiliserait 680 milliards de FCFA, dont 327,7 milliards sur ressources internes, orientés vers les infrastructures, l’énergie, les transports et l’agriculture.
Le Gouvernement poursuivra les réformes fiscales : rationalisation des dépenses fiscales, élargissement de l’assiette, digitalisation. L’apurement de la dette intérieure commerciale sera également poursuivi. Le texte sera transmis au Parlement.