À quelques semaines du prochain sommet Russie-Afrique, l’association GlobUs a convié des journalistes à son siège de Brazzaville pour une rencontre consacrée à la coopération russo-africaine, avec un regard appuyé sur les relations entre Moscou et Brazzaville.
Sous le thème « Le renforcement des échanges et des communications entre la Russie et les pays africains », l’échange s’est articulé autour de deux prises de parole. Le représentant de l’association GlobUs a ouvert la rencontre en rappelant le rôle central des médias : informer les populations sur les mutations du monde, et en particulier sur une coopération russo-africaine qui profite aussi bien à la République du Congo qu’à la RDC, les deux pays voisins que sépare le fleuve Congo.
Ernest Blanchard Dimi, promoteur du groupe de presse Brazza Net, a pris la parole à son tour pour retracer le bien-fondé des liens entre Brazzaville et Moscou. Des relations anciennes, a-t-il rappelé, nouées dès les années 1960 et aujourd’hui incarnées par l’entente entre Vladimir Poutine et Denis Sassou N’Guesso. Il a invité ses confrères et consœurs à s’emparer pleinement de ce sujet dans leurs organes respectifs, pour que l’opinion publique congolaise mesure mieux la portée de ces relations bilatérales.

La rencontre a trouvé son point d’orgue dans la projection du documentaire « L’université RUDN, l’héritage de Lumumba » , qui a tenu l’assistance en haleine. À travers la figure de Patrice Émery Lumumba ( héros national de la RDC, natif du Kasaï, qui a payé de sa vie son combat pour la liberté de son pays ), le film donne à voir des projets concrets issus de la coopération russo-africaine. De ses enfants, seule une fille est aujourd’hui encore en vie.
Pour les intervenants, l’héritage de Lumumba demeure une source d’inspiration pour la jeunesse congolaise, africaine et mondiale, engagée dans le combat pour la liberté des peuples face aux oppressions extérieures.